Parcourir à pied les plages d’Israël du nord au sud

 Un chemin pédestre continu permettant de marcher le long des plages d’Israël du nord au sud est en cours de création. C’est une bonne nouvelle pour les amoureux de la nature et de la mer : ils pourront suivre le bord de mer de Roch HaNikra (frontière avec le Liban) jusqu’au sud d’Ashkelon (frontière avec Gaza) sans autre interruption que le « rocher de Haïfa », qui abrite le port du même nom.

C’est à Alik Adler, anciennement responsable du département « mer et côtes » au ministère de l’Environnement, que l’on doit cette initiative. Plusieurs architectes paysagers et groupes de protection de la nature ont aussitôt cautionné son idée d’un « chemin marin », un “Sea Trail“ qui va s’étendre tout au long de la façade méditerranéenne d’Israël.

« Aujourd’hui, il y a différents points d’accès aux plages, mais l’enjeu est de créer un parcours continu, sans aucune interruption, suivant la ligne d’eau. » Pour l’heure, les concepteurs du projet sont en train de rassembler les autorisations des principales communes et villages ayant une ouverture sur le littoral : « Nous essayons à présent de convaincre les responsables du Kibboutz Maagan Michaël, ce qui n’est pas facile, parce que les agriculteurs n’aiment pas trop ouvrir leurs champs au public. »

La première étape va consister à ouvrir une section expérimentale au sud de la plage du Carmel. La difficulté est d’y procéder sans se lancer dans des travaux d’ingénierie lourde qui modifieraient les surfaces et l’environnement. « Par endroits, il sera possible d’aménager des pistes cyclables : encore faudra-t-il interdire leur accès aux motos ou véhicules tous terrains. Dans d’autres, il faudra prévoir des détours. »

Ce projet vise aussi à contrer la tendance au bétonnage des plages, qui s’observe sur tous les littoraux du bassin méditerranéen. La plage de Palmahim, au sud de Richon LeTsion, est l’un de ces sites qui ont excité la convoitise des promoteurs immobiliers. Persuadés d’avoir l’accord des pouvoirs publics pour y édifier un village de vacances et des résidences, des investisseurs ont acheté des terrains et engagé des fonds dans des études de faisabilité. Mais conscient de l’impact qu’auraient leurs projets sur l’environnement, le Comité régional de Planification statua que cette plage serait désormais classée comme Parc national.

Pas question de laisser les promoteurs immobiliers transformer les plages israéliennes en une longue chaîne d’hôtels ou de constructions ininterrompues ! Le gouvernement vient de créer un comité interministériel pour modifier la loi de 2004 sur la préservation des côtes. Une révision d’autant plus urgente que sur 50 projets immobiliers en attente, et concernant les plages de Betzet, Nahsholim, Akhziv, Shavé

D Jortner

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